18.1.08

Des livres sur la sinistre SS

Il y a pas mal de littérature libérale sur la spoliation sociale, très souvent des articles (ces derniers jours "que les gros salaires lèvent le doigt" sur Objectif liberté, ou les articles de J-L Caccomo sur l'économie de la santé), plus rarement des livres.

Est sorti récemment Faut-il sauver la sécurité sociale ?, du Dr Régis Giet, préfacé par Jacques Marseille, livre très critique à l'égard du système soviétique actuel. Je ne l'ai pas lu, je n'en parlerai donc pas.

Je recommande à nouveau le livre de Georges Lane, à la fois érudit et incisif, sans concession à l'égard du "monopole syndicratique", cette "organisation criminelle" qui pratique le "pillage", le "racisme social", le "vol du peuple" par une "exploitation esclavagiste". Elle détruit la richesse et n'offre d'acquis sociaux qu'aux profiteurs que sont les hommes d'appareil :
Il s'agit de savoir si l'organisation de la Sécurité sociale a apporté un autre progrès que celui d'engraisser quelques gangsters, tout en flattant l'amour-propre d'idéologues communistes. En somme, si elle a fait quoi que ce soit qui puisse passer pour avoir servi de vrais êtres humains. (page 279)

(...) un tel système n'instaure de solidarité réelle qu'entre les victimes du vol d'un côté, et ses pillards et receleurs de l'autre ; et entre voleurs et volés, il ne saurait y avoir aucune solidarité, car si le voleur a besoin du volé, le volé, lui, n'a nul besoin de son voleur. (page 300)

Le jour où le marché financier dira "je ne veux plus financer les déficits étatiques", la sécurité sociale aura vécu. (...) Cinq minutes avant que l'URSS fût abandonnée, elle fonctionnait encore comme en 1917. (page 574)

Oui, contre vents et marées, l'assurance émergera. Elle sortira du cul-de-basse-fosse où la violence utopiste l'a précipitée et dont elle l'empêche de sortir aujourd'hui. Et ce sera parce que les êtres humains normaux sauront enfin en attendre les services qu'ils auraient toujours dû en recevoir, et qu'on ne les mènera plus en bateau avec des caquetages sur les prétendues "conquêtes sociales" et autres duperies haineuses sur le thème de "faire payer les riches". (page 580)

5 commentaires:

x a dit...

A propose de livres, je vous recommande l'article du Figaro sur les manuels scolaires :

Certains ouvrages critiquent sans nuances le libéralisme.
D'ores et déjà engagé dans un audit des manuels d'économie, le ministère de l'Éducation nationale sera-t-il un jour contraint de se pencher sur les livres d'histoire et de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un traitement équilibré de la période contemporaine ? Certains enseignants, franchement troublés par la tonalité antilibérale et antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus loin de le penser. Sans aller aussi loin, André Kaspi, professeur d'histoire à Paris-I, affirmait récemment dans un colloque universitaire : «On peut se demander s'il ne conviendrait pas de réunir une commission d'historiens qui relèverait les erreurs, les préjugés et les maladresses des manuels.»

Certains thèmes qui ont longtemps fâché périodes sombres de la Révolution française, crimes du stalinisme, rôle de Vichy dans la déportation des Juifs ou bilan de la colonisation font depuis une dizaine d'années l'objet d'une approche plus équilibrée. Mais un survol des principaux manuels scolaires suffit à montrer que les enjeux de géopolitique plus actuels sont parfois traités sans nuances.

Dans un ouvrage conçu par l'éditeur Foucher à l'intention des classes de terminale technique, on peut ainsi lire : «Les altermondialistes défendent le droit à l'existence de toutes les cultures menacées par la logique libérale.» À l'intention des élèves de terminale générale, Magnard résume pour sa part, au début d'un chapitre consacré aux «fragilités de l'hyperpuissance» américaine : «Le libéralisme économique a des conséquences douloureuses : des fractures sociales et géographiques.» Pour expliquer le développement du terrorisme islamique, le manuel de troisième publié en 2003 par Magnard indique : «Les États-Unis sont devenus la cible d'États et de mouvements qui refusent l'hégémonie américaine sur le monde.» Comme pour enfoncer le clou, l'éditeur a choisi une photo de militant altermondialiste, prise lors d'une manifestation organisée en Belgique courant 2001, pour illustrer la couverture de cet ouvrage.


Un discours conservateur

Plus généralement, il apparaît que la plupart des manuels de géographie consacrent autant de pages aux chapitres sur les «critiques et résistances face à la mondialisation» qu'à ceux traitant, par exemple, de «la Chine, puissance en devenir». «Les manuels s'intéressent, hélas, fort peu aux pôles émergents chinois et indiens, qui constitueront pourtant le centre du monde dans lequel vivront nos élèves, se désole Barbara Lefebvre, professeur d'histoire et auteur de plusieurs ouvrages sur l'enseignement de cette discipline (*). En revanche, ces ouvrages ont tendance à imposer un discours extrêmement conservateur, présentant la mondialisation américaine comm e l'origine de tous les maux. En clair, les polémiques qui portaient autrefois sur le communisme, le nazisme ou le colonialisme se sont déplacées sur l'altermondialisme.»

«En histoire, les sujets difficiles ont toujours existé, mais ils changent d'une époque à l'autre, d'un pays à l'autre», confirme André Kaspi. Dans les années 1970, l'historien et démographe Jacques Dupâquier, désormais membre de l'Institut, se rappelle avoir essuyé de violentes critiques alors que, membre du comité de lecture de l'éditeur Bordas, il avait voulu publier une photo du mur de Berlin ainsi qu'une pyramide des âges de l'URSS dans un manuel de géographie. «Jusqu'au milieu des années 1980, l'enseignement de l'histoire était si imprégné de marxisme qu'on ne pouvait formuler la moindre position critique vis-à-vis du régime soviétique dans les ouvrages scolaires», raconte-t-il.

Jusqu'à la diffusion des travaux de François Furet et de Mona Ozouf, le traitement de la Révolution française par les manuels faisait de même étonnamment l'impasse sur la Terreur ainsi que sur les guerres de Vendée. Par ailleurs, des voix s'élèvent régulièrement pour regretter que les chapitres consacrés à la colonisation n'évoquent pas ses aspects positifs ou n'insistent pas suffisamment, à l'inverse, sur ses épisodes les plus sombres.

Au ministère de l'Éducation nationale, on considère toutefois que «les manuels sont désormais conformes aux exigences du programme et qu'ils ne prêtent donc pas le flanc à la polémique». Directeur général de l'enseignement scolaire, Jean-Louis Nembrini concède tout juste se demander «si la part réservée à la leçon d'histoire proprement dite n'est pas trop réduite par rapport à la part des documents» dans ces ouvrages.

Ainsi, Hatier publie un texte attribué à Oussama Ben Laden dans une page consacrée au «désordre mondial», tandis que Magnard multiplie volontiers, au gré des chapitres, les couvertures antiglobalisation d'Alternatives économiques.
(c) le Figaro

Et après ça, on s'étonne que 60% des élèves rêvent d'etre fonctionnaires...

philippe psy a dit...

Ma chère Laure,

Sans doute que parmi ces profiteurs que vous conspuez, les médecins ont aussi une place de choix. Entre les arrêts de travail injustifiés, les prescriptions abusives ou erronées, il fallait vraiment un organisme aussi mal géré que la SS pour tolérer de telles pratiques.

Bien entendu, toutes choses égales par ailleurs, je me défendrais bien d'accuser tous les médecins. Il faut cependant rester critique.

Des assurances privées autoriseraient-elles que les grands labos pharmaceutiques, investissent 3milliards d'euros par an, dans un marketing-vente agressif ?

Est-ce que dans le cas où l'on bénéficierait d'assurances privées, os chers médecins, recevraient encore des charmantes visiteuses médicales court-vêtues(appelées VM dans le jargon) leur vantant les mérites de telle ou telle pharmacopée ?

En effet, j'entends souvent sur les sites libéraux des médecins geindre et rappeler qu'ils sont mal payés. Mais, ils bénéficient à la fois d'un numérus clausus et vivent largement du fric public. Alors de quoi se plaignent-ils ?

Je ne compte plus les confrères psychiatres qui font des feuilles de soin pour des psychanalyses, et osent en plus prétendre à un dépassement d'honoraires. Cela s'appelle, semble-t-il vouloir le beurre et l'argent du beurre.

D'ailleurs, vous l'aurez noté, à chaque réforme, on entend toujours le porte-parole d'un quelconque syndicat de médecins, hurler en appelant à se mobiliser contre "une médecine à deux vitesses".

Le jour où mes consultations seront remboursées, croyez-moi je serai bien plus riche. Mais, je n'en ai aucune envie. Et j'approuve le fait que les psychologues n'aient jamais voulu devenir une profession para-médicale, pour justement éviter toute dérive et rappeler que vivre n'est pas une maladie.

La sécu est une daube parce que tout le monde en croque. Assurés déresponsabilisés, médecins à peu près non contrôlés, et politiques corrompus. Finalement, la sécu meurt d'un manque de contrôle. Car se fier à un auto-contrôle me semble illusoire. Le problème à mon sens est autant moral qu'économique.

Je me sens, comme vous, libertarien. Mais, je m'aperçois trop souvent de l'amoralité totale de nombreux individus, qui frise la sociopathie, pour vraiment y croire.

Mais, cela ne me déplait pas de rêver !

Laure Allibert a dit...

"Tout le monde en croque", certes, mais il y a des perdants et des gagnants, et ceci dans un arbitraire complet. Les seuls qui gagnent à tous les coups (un peu comme ceux qui organisent des loteries) sont les syndicats "gestionnaires", les seuls qui ont vraiment intérêt à garder le système dans son état actuel. Les autres, cotisants, patients ou médecins sont finalement perdants - et volontairement, aveuglés qu'ils sont par l'illusion solidariste.

philippe psy a dit...

Je comprends votre haine du politique et du fonctionnaire mais j'aurai tendance à mettre les médecins dans le même sac.

La sécu permet de se faire payer en bel et bon argent, tandis qu'à une époque, certains médecins devaient se contenter d'un lapin pour tout prix d'une consultation !

Unknown a dit...

Vous pouvez ajouter les pharmaciens. Même si ceux ci n'ont pas le choix et, à cause du système, sont obligés d'être conventionnés SS, jouant ainsi le rôle de banque de Credit pour la SS.
Obligation donc d'êt conventionné sinon, plus possible de faire le tiers payant. Autrement dit, réussir l'exploit de couler son officine.